A L'EXPOSITION COLONIALE
LES PREPARATIFS DE L'EXPOSITION COLONIALE
Les Préparatifs de l'exposition coloniale de 1931 occupe le quotidien du Directeur Général de l'usine de noisiel. Extrait du compte rendu du comité de direction du 22 avril 1931 à l'usine de Noisiel. Compte rendu destiné à Monsieur Gaston Menier
Le
Jolta en poudre est préparé de la manière suivante
dans le courant des années 30 : mélange du cacao et du lait,
broyage et conchage, puis passage aux presses pour extraire 40% du beurre
contenu aussi bien dans le cacao que dans le lait. Ce beurre extrait, qui
doit être légèrement sucré, entre ensuite pour
partie dans la fabrication du Rialta- lait tablettes. Le mélange
pressé se compose de 26 kilogrammes de cacao à 53% beurre
soit 13.760 de beurre de cacao auxquels il faut ajouter le beurre de lait
(14% de 59 kilogrammes de lait (soit 23 kilogrammes) qui avec les 41 kilogrammes
de sucre annoncés dans le mélange hollandais forment 100 kilogrammes.
Que reste -t-il de la formule initiale comme produits de base dans le Jolta
fabriqué ?
26 kilogrammes de cacao, moins 40% de 53% de beurre extrait = 20.5 kilogramme
de tourteau et 5.5 kilogrammes de beurre. Le tourteau entrant dans le mélange
Jolta est donc composé de 20.5 kilogrammes + 21.22 kilogrammes de
lait + 16.4 kilogrammes de sucre. En ne comprenant pas les frais de moulage,
pliage, caissage, les 100 kilogrammes de Jolta reviennent à environ
1000 francs avec les frais généraux Paris Noisiel.

Dans
les dégustations que vous faites 2.8 kilogrammes de poudre ci-dessus
sont mis dans 10 litres d'eau soit en % litres : 28 kilogrammes donnant
115 litres de Jolta cuit. 28 kilogrammes de poudre à 1000 francs
= 280 francs pour 115 litres à peu près, soit 245 francs les
cent litres Jolta prêt à déguster. Comparé au
chocolat au lait préparé avec du chocolat tablettes ( j'entends
par tablettes une formule de 40 kilogrammes de cacao complet et 60 kilogrammes
de sucre comme en 1900 et non pas 35 kilogrammes de cacao plus 4 kilogrammes
de beurre qui ne font pas un chocolat corsé, le beurre améliore
le chocolat consommé à la main mais ne produit pas l'effet
voulu pour le chocolat à cuire) le prix de revient est plus avantageux
avec une formule sans beurre.Un
chocolat fabriqué sur la base de 100 litres de lait 135 francs et
20 kilogrammes de cacao formule 40 (cacao) + 60 (sucre) revient à
280 francs. Le public qui consomme chaque jour les 35 000 kilogrammes fabriqués,
a l'habitude de faire sont chocolat avec la tablette, le Jolta sera- t-
il suffisant ?
en comptant pour la vente 5 tasses au litre, le prix de la tasse revient
à 50 centimes avec le Jolta et à 56 centimes avec la tablette
au lait.
Ce dernier prix pourrait être abaissé si on supprime (comme
on doit le faire) les frais de moulage, pliage, caissage, on pourrait faire
du chocolat complet en poudre. Le prix de la tasse serait aussi de 50 centimes
avec les frais supplémentaires déduits.
Je réfléchissais pour la distribution gratuite à la
fontaine que la cadence ne pourrait pas être plus de 8 à 10
tasses servies à la minutes, soit 480 à 500 à l'heure.
En donnant 1000 tasses chaque jour, le défilé commençant
à 15h30 ne se terminerait que vers 17h30.
Attention aux tasses à la sortie !
Au
pavillon du Chocolat-Menier, sur la rive sud du lac Daumesnil, vous trouverez
à toute heure, pour vous réconforter,
une tasse de Chocolat-Menier, chaud ou glacé, au prix de 1 franc la tasse.



